L’intelligence artificielle s’invite progressivement dans les collectivités territoriales. Si elle suscite encore de nombreuses interrogations, notamment autour de la sécurité, des données personnelles ou de la fiabilité des réponses, elle peut déjà apporter une aide concrète aux agents dans certaines tâches du quotidien.
Pour une collectivité, l’objectif n’est pas nécessairement de commencer par des usages simples, maîtrisés et réellement utiles permet de mesurer les bénéfices de l’IA et d’identifier progressivement les bonnes pratiques.
Voici plusieurs usages que les collectivités peuvent commencer à expérimenter.
1. Utiliser l’IA pour gagner du temps dans la rédaction
Les services communication produisent quotidiennement de nombreux contenus : actualités du site internet, publications sur les réseaux sociaux, newsletters, invitations, communiqués ou courriers.
L’IA peut intervenir comme assistant rédactionnel pour accélérer certaines étapes.
Elle peut notamment aider à :
- rédiger une première version d’un article ;
- reformuler un texte ;
- simplifier un contenu administratif ;
- adapter un message pour différents publics ;
- proposer plusieurs titres ;
- corriger la syntaxe et l’orthographe ;
- transformer une information en publication pour les réseaux sociaux.
Par exemple, une collectivité peut lui demander de transformer une information technique en un texte compréhensible pour les habitants.
Attention toutefois : l’IA ne doit pas remplacer la validation de l’agent. Le contenu généré doit être relu, vérifié et adapté avant toute publication.
2. Résumer les documents et comptes rendus
Les agents doivent régulièrement consulter des documents particulièrement volumineux : rapports, études, comptes rendus, règlements, dossiers administratifs ou documents préparatoires.
L’intelligence artificielle peut aider à identifier rapidement les informations importantes.
Elle peut par exemple être utilisée pour :
- résumer un rapport ;
- extraire les principales informations d’un document ;
- identifier les points clés d’un compte rendu ;
- comparer deux versions d’un texte ;
- organiser des informations sous forme de tableau ;
- rechercher une information précise dans un document.
L’intérêt est surtout de réduire le temps consacré à la première lecture et de faciliter l’accès à l’information.
Là encore, le résultat produit par l’IA constitue une aide à l’analyse et non une source de vérité.
3. Simplifier les informations destinées aux citoyens
C’est probablement l’un des usages les plus intéressants pour une collectivité.
Les informations administratives peuvent parfois être complexes pour les habitants : démarches d’urbanisme, inscription à la cantine, règles de stationnement, fonctionnement d’un service, pièces justificatives…
L’IA peut aider les agents à transformer un contenu administratif en une information plus claire, plus courte et plus facilement compréhensible.
Elle peut notamment proposer :
- une version en langage clair ;
- une synthèse ;
- une FAQ ;
- une liste des étapes d’une démarche ;
- les informations essentielles à retenir ;
- une reformulation adaptée au grand public.
Cette utilisation rejoint directement les enjeux d’accessibilité et d’amélioration de l’expérience citoyenne.
4. Faciliter la recherche d’information sur le site de la collectivité
L’IA peut également être utilisée directement côté citoyen.
Un assistant conversationnel peut permettre à un habitant de poser une question en langage naturel :
« Comment faire pour inscrire mon enfant à la cantine ? »
ou :
« Où dois-je aller pour refaire ma carte d’identité ? »
L’assistant peut alors orienter l’usager vers les informations disponibles sur le site.
C’est notamment la logique développée par Vernalis avec son module FAQ intelligente et ses solutions de chatbot pour les collectivités.
L’objectif n’est pas de remplacer les agents d’accueil, mais de faciliter l’accès aux informations disponibles, notamment en dehors des horaires d’ouverture.
5. Utiliser l’IA pour améliorer les contenus du site
L’intelligence artificielle peut aider les équipes à identifier les questions que les habitants pourraient se poser, à structurer une page ou à améliorer la lisibilité d’un contenu.
Cette approche peut également contribuer à une meilleure visibilité dans les moteurs de recherche et les nouveaux assistants IA.
Un contenu clair, structuré, précis et régulièrement mis à jour est en effet plus facilement exploitable par les moteurs de recherche comme par les outils d’intelligence artificielle.
C’est tout l’enjeu du GEO — Generative Engine Optimization, qui consiste notamment à rendre les contenus plus facilement compréhensibles et citables par les moteurs génératifs.
6. Commencer petit plutôt que vouloir tout automatiser
Pour une collectivité, une démarche progressive est généralement pertinente. Commencez par identifier une ou deux tâches répétitives qui prennent du temps aux agents.
Par exemple :
Communication → reformulation et préparation de contenus.
Services administratifs → synthèse de documents.
Relation citoyenne → FAQ et assistant conversationnel.
Documentation → recherche et extraction d’informations.
L’expérimentation permet ensuite de mesurer le gain de temps, d’identifier les limites et de définir des règles d’utilisation adaptées.
L’IA ne remplace pas l’expertise des agents
C’est un point essentiel.
Une intelligence artificielle peut produire une réponse très convaincante tout en contenant une erreur. Elle ne connaît pas nécessairement les dernières décisions de la collectivité, les particularités d’un territoire ou les procédures internes.
L’IA doit donc rester un outil d’assistance.
Les agents conservent leur rôle essentiel : vérifier les informations, contextualiser les réponses, prendre les décisions et assurer la relation avec les citoyens.
L’objectif est de leur permettre de consacrer moins de temps aux tâches répétitives et davantage de temps aux missions nécessitant leur expertise.
Attention aux données personnelles et confidentielles
Toutes les informations ne peuvent pas être transmises à n’importe quel outil d’IA.
Une collectivité doit notamment être particulièrement vigilante concernant les données personnelles, informations confidentielles, données RH ou dossiers individuels.
Avant toute utilisation, il est important de définir quels outils sont autorisés, quelles données peuvent y être intégrées et quelles règles doivent être respectées.
La mise en place d’une politique interne d’utilisation de l’IA peut ainsi constituer une première étape avant de généraliser les usages.
Vernalis accompagne les collectivités dans leurs nouveaux usages de l’IA
L’intelligence artificielle représente une nouvelle étape dans la transformation numérique des collectivités.
Chez Vernalis, nous travaillons sur des usages directement applicables aux services publics numériques : FAQ intelligente, chatbot, amélioration des contenus, accès facilité à l’information et optimisation des parcours citoyens.
Notre objectif n’est pas de proposer de l’IA pour faire de l’IA, mais d’identifier les usages qui peuvent apporter une véritable valeur aux agents et aux citoyens.
La bonne question n’est donc peut-être pas « Que peut-on faire avec l’IA ? », mais plutôt :
« Quelles tâches pouvons-nous simplifier grâce à l’IA, tout en conservant la maîtrise humaine et la qualité du service public ? »
C’est à partir de cette réflexion que les collectivités peuvent commencer à expérimenter l’intelligence artificielle de manière progressive, utile et responsable.